Cameroun Future

L’économie sociale

La dimension solidaire de l’action gouvernementale est adossée autour de 3 principes

Le système social

L’économie sociale

La dimension solidaire de l’action gouvernementale est adossée autour de 3 principes :

  • la promotion des femmes-familles
  • Le développement de l’enfance  l’autonomie économique (faciliter l’accès au crédit pour les populations des secteurs de l’agriculture, de l’artisanat, du petit commerce et de l’art). Ces principes doivent être à la base des orientations stratégiques d’un ministère en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, avec comme objectif ultime : créer une société solidaire dans un Etat de droit.

1. La promotion des femmes et des familles

Les lignes d’action tracées par le Gouvernement doivent tourner autour de l’équité et l’égalité de genre ; les infrastructures et équipements de base ; la promotion socioéconomique des femmes et des familles ; l’accès à l’éducation des jeunes filles dans le tout le territoire national. Ces actions concourent à la satisfaction des besoins exprimés par les femmes et les familles à travers la promotion des droits des femmes, la lutte contre les violences basées sur le genre et l’institutionnalisation du genre dans les administrations publiques ;  l’accès des femmes et familles aux infrastructures et équipements sociaux de base ; le renforcement des capacités des femmes.

2. La promotion des droits des femmes

Les actions de communication concernent les campagnes de sensibilisation sur les discriminations à l’égard des femmes. La politique du genre a connu un nouvel élan avec l’institutionnalisation des mécanismes de prise en charge de la question du genre dans les élections. Il faudrait désormais aller plus loin avec la mise en œuvre d’une Stratégie nationale d’Equité et d’Egalité de Genre (SNEEG) avec la mise en place de cellules genres dans les Ministères et le renforcement des capacités des agents de ces structures sur l’approche genre.

3. La lutte contre les Violences faites aux femmes

Revoir la législation nationale afin de supprimer les textes législatifs et réglementaires discriminatoires à l’égard des femmes et renforcer le dispositif répressif sur les violences faites aux femmes notamment en milieu conjugal.

4. L’institutionnalisation du genre dans les administrations publiques

Pour renforcer les capacités du Cameroun à mesurer et suivre l’évolution des discriminations de genre, le gouvernement doit continuer avec l’appui des partenaires internationaux comme ONU-Femmes à faire des progrès en matière d’autonomisation des femmes et des jeunes filles.

5. La protection sociale

L’idée consiste à cibler l’accès des couches vulnérables aux infrastructures et équipements sociaux de base, l’appui aux capacités de résilience des femmes, le soutien des familles et des orphelins en difficultés. Ainsi, des projets et programmes seront conçus pour assurer aux populations indigentes un meilleur bien-être. A cet égard, des expériences peuvent être menées concernant la mise en place de projets comme le Projet intégré de Développement économique et social (PIDES), et le Projet d’Alphabétisation et d’Apprentissage de Métiers pour la Lutte contre la Pauvreté.

6. La multiplication des ouvrages d’adduction d’eau potable dans les villages

7. La mise en place d’une politique d’allégement des travaux domestiques au profit des couches vulnérables

Particulièrement celles du monde rural avec la mise à disposition de différents types de matériels à l’instar des moulins à maïs, des presse-huiles, des rappeuses à manioc, des batteuses de riz et autres décortiqueuses d’arachides.

8. La lutte contre la vulnérabilité de certaines populations

Au moins trois dispositifs pourraient soutendre cette lutte. 

  • Le premier dispositif consiste en la mise en place de filets sociaux à travers un programme de bourses économiques en faveur des couches vulnérables.;
  • Le deuxième dispositif se traduirait par la mise sur pied d’un programme d’autonomisation des personnes vulnérables. A travers ce programme, des ménages pauvres pourront bénéficier d’apports financiers leur permettant de mener des activités génératrices de revenus afin qu’ils deviennent de vrais agents économiques.

9. Le maintien des filles à l’école

Un programme de bourses : 

  • Au mérite (implications dans des causes importantes, associations, leadership, excellence à des tests spécifiques…)
  • Sur le plan académique (excellence)
  • Appui aux jeunes filles dans les filières scientifiques, la formation professionnelle et/ou technique.

10. La promotion socio-économique

Le renforcement des capacités techniques et managériales des femmes constitue une dimension essentielle de la stratégie d’autonomisation des femmes. Ainsi, des sessions de formation peuvent permettre de les outiller dans les chaines de valeur telles que la transformation des produits agricoles, halieutiques et artisanaux, la couture, le micro-jardinage, la gestion administrative et financière, et les nouvelles technologies. L’idée étant de favoriser la création et la viabilité des Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui ont été créées pour accompagner les initiatives des femmes et renforcer leur contribution au Produit national brut (PNB).

11. La santé nutritionnelle et TIC

Mise en place des centres multimédias et des micros jardins pour assurer une bonne alimentation aux enfants afin de lutter contre la malnutrition. particulièrement celles du monde rural avec la mise à disposition de différents types de matériels à l’instar des moulins à maïs, des presse-huiles, des rappeuses à manioc, des batteuses de riz et autres décortiqueuses d’arachides.

12. Le temps de l’autonomie économique

L’autonomie économique de la couche féminine par la création d’opportunités et de conditions nécessaires à l’éclosion socio-économique des femmes, constitue l’une des préoccupations majeures du Gouvernement. A cet effet, deux leviers essentiels ont été actionnés : la microfinance et l’entrepreunariat féminin.

13. L’accès des femmes au crédit

Il doit constituer un pan non négligeable des interventions de l’Etat. Les mécanismes de financement comme la mise en place d’un Fonds national de Crédits pour les Femmes (FNCF) et d’un Fonds national de Promotion de l’Entreprenariat féminin (FNEPF) doivent être envisagés. Ces mécanismes doivent agir dans le financement des projets de femmes afin de faciliter leur indépendance économique.  Les secteurs visés sont : la transformation de produits agricoles, halieutiques et artisanaux, le commerce, l’agriculture.

14. L’entrepreunariat féminin

Une place de choix doit être accordée au renforcement des capacités des femmes qui constitue un préalable essentiel pour l’émancipation socio-économique des femmes. Des sessions de formation dans les chaines de valeur permettront aux femmes de mener des activités génératrices de revenus.

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