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L’économie Camerounaise

La méthode consiste à partir de l’existant et se projeter en tirant profit de tous les avantages qu’offrent les partenariats public/privé (PPP) pour réaliser les programmes ci-après:

I - Les infrastructures (routières, ferroviaires, aériennes et portuaires)

Concernant ces différentes infrastructures, il s’agit de partir des plans et projets existants et nous projeter vers l’avenir avec notre propre vision libérale.

Les routes

Le plan directeur 2020-2035 validé le 17 décembre 2019 a prévu le programme suivant :

Rattacher les chefs-lieux de département soit aux chefs-lieux de la région, soit aux routes nationales par une route bitumée ; accroître le réseau routier (de 300 à 500 km le linéaire d’autoroutes par rapport aux travaux en cours) ; et développer les routes communales en collaboration avec les collectivités territoriales décentralisées. Le document intitulé « Document de Projets à Besoin de Financement (D.P.B.F.) 2020-2027» élaboré par le MINEPAT a prévu pour sa part une feuille de route sur laquelle nous nous sommes appuyés.
Il faut cependant dire que le 21ème siècle appelle les pays à s’ouvrir en vue d’une accélération des échanges, créant ainsi des marchés plus grands.
C’est pour cela qu’en même temps que le réseau intérieur sera densifié, il est impératif de développer les corridors régionaux autoroutiers vers le Tchad, le Gabon et Congo, la RCA (Réseau CEMAC) ainsi que le Nigeria, améliorant ainsi un processus existant de facilitation des échanges, afin de s’ouvrir à un marché plus important.
Pour tous les chantiers prévus, mais qui tardent à démarrer ou à avancer, ils devront s’adapter à notre vision car c’est essentiellement sur le financement qu’ils bloquent.

Les chemins de fer

Le réseau ferroviaire devra être couplé lorsque cela est possible au réseau routier pour des raisons économiques et écologiques.

La première étape serait la construction des axes Nord (ouverture sur
le Tchad) – Sud (ouverture sur le Gabon et le Congo), mais aussi l’axe Est (ouverture sur la RCA) – Ouest (ouverture sur le Nigéria).
Les connexions avec les ports de Kribi et de Limbé sont par ailleurs
nécessaires pour le transit des hydrocarbures et des marchandises vers
le Tchad et la Centrafrique y compris le Congo.

Ce réseau devra répondre aux normes standards à savoir un écartement
de 1,435 m, des rails 54Kg/m, une charge à l’essieu avec des
infrastructures de 22t et ainsi que des ouvrages d’art : 25t, une
double voie et une vitesse de 160 km/h pour les trains voyageurs et
100km/h pour les trains marchandises.

Les aéroports

Concernant le transport aérien, la première étape serait la conquête nationale en revitalisant les dessertes dans les capitales régionales. Ensuite, on passera à la conquête sous régionale et régionale.

A ce titre, il faut envisager le réaménagement et l’extension progressifs des aéroports adossés dans un premier temps sur les standards des pays de la région (ex: Côte d’ivoire). La priorité serait donnée ici aux aéroports les plus vétustes et/ou ceux dont le taux de fréquentation est le plus élevé. Il est question de rendre les aéroports camerounais attractifs afin que le pays soit un véritable pôle de développement.

Pour cela, il faudrait améliorer la qualité des services et le confort de la clientèle dans les aéroports.
Il est question de construire un nouvel aéroport pour la ville de Douala, compte tenu de la vétusté de celui existant actuellement et des coûts élevés pour sa réhabilitation. Pour Douala par exemple, les études montrent qu’il est plus optimal de
construire un aéroport neuf, que de continuer à réhabiliter à des coûts
élevés l’actuel aéroport de Douala. Ce nouvel aéroport devra desservir
également la ville de Kribi, futur grand pôle de développement
économique. L’aéroport serait ainsi déplacé vers une zone située entre
Kribi et la Dibamba.

Les ports

Douala
C’est le plus grand port d’Afrique centrale et l’un des plus grands
d’Afrique avec ses 16 km de quai. 90% du trafic national dont 75% à
l’import et 25% à l’export. Toutefois, ce port a grand besoin d’une
modernisation de ses superstructures.

Kribi
Ce projet ne peut être rentable qu’à condition de le remettre dans
son contexte originel comme port minéralier à savoir le développer en
lien avec les projets de fer de Mbalam, la bauxite aluminium et du
développement d’une zone industrielle attenante bénéficiant d’avantages
économiques spéciaux de nature à favoriser l’implantation sur le sol
camerounais d’industries tournées vers l’exportation.
Comme port généraliste, il devra aussi permettre l’exportation des
hydrocarbures. L’activité d’un port de plaisance viendra compléter le
tout.

LimbéLa configuration géographique de Limbé devrait en faire le véritable
port du Cameroun. Il est ouvert vers le Nigeria et son immense marché.
Il faut se focaliser sur sa vocation première, l’exportation des
hydrocarbures ainsi que les produits agricoles vers le Nigeria.

Garoua
Sa vocation première est l’accroissement du potentiel de transport fluvial commercial comme l’exportation des produits pétroliers, du coton, les arachides vers le Nigeria sur un tronçon navigable de 80 km jusqu’à la frontière nigériane. Il s’inscrit dans le cadre du Programme intégré de développement et adaptation aux changements climatiques dans le bassin du Niger. Sa réhabilitation est par conséquent nécessaire.

6 réponses

  1. Bonjour
    Je tiens à vous féliciter pour ces contributions qui viennent apporter un éclairage sur les différents projets amorcés par l’Etat du Cameroun.
    Je pourrai apporter une contribution dans les prochains jours.

  2. Je pense au niveau des infrastructures routières déjà évoquées plus haut qu’il faille prévoir une autoroute Ngaoundéré/kousseri.compte tenu du relief de cette partie du pays ,cela ne devrait pas coûter très cher.
    La ligne de chemin de fer prévue Ngaoundéré Ndjamena devrait prévoir une bretelle a poli ( moins de 50 kms de la ligne principale) afin de pouvoir évacuer le mineraie d’uranium du département du Faro,prévoir des bretelles a minin martap pour la bauxite de la zone,de même le réseau ferroviaire de devrait être réaménagé au niveau de Ngaoundal afin d’y exploiter les toujour de la bauxite.

  3. Par ailleurs ,une ligne de chemin de fer devrait être prévue entre Mbalam/Nabeba (Congo) et Kribi a réaliser par l’Etat afin de rentabiliser le projet d’exploitation du gisement de fer éponyme,cette ligne pourrait être étendue vers Nkamouna,kongho ( vers Lomié) Région de l’Est) avec traversée du fleuve Dja afin facilité les mines de cobalt et autres mineraies associés de cette zone.
    De même cette ligne de chemin de fer vers Kribi devrait prévoir une bretelle vers Nkut non loin de Djoum toujours dans le but de faciliter l’exploitation du mineraie de fer de cette zo e.

  4. S’agissant des infrastructures de transport fluviales, il serait souhaitable d’aménager les cours des fleuves ou grandes rivières n’ayant pas d’obstacles insurmontables sur leurs cours tel le Nyong ,ainsi on pourrait partir de Abong Mbang ( haut nyong) à Eseaka ,ou les environs ( nyong et kele) par la voix du fleuve .cela développerait entre autres un tourisme d’un autre type.

  5. Bonsoir et surtout félicitations.
    Dans le cadre du transport concernant surtout la région du littoral et du sud, avez vous pensez comment exploiter
    le réseau fluvial desdits régions pour transport des personnes?

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